Education


TORONTO (Ontario), le 6 juillet 2020 – Les sessions scolaires étant interrompues dans tout le pays, les éducateurs ont été confrontés à la nécessité d’offrir des leçons efficaces à distance et par voie numérique aux élèves qui étudient maintenant à domicile. Alors que les enseignants se tournent vers l’apprentissage en ligne et que les parents commencent à jouer un rôle plus important dans l’éducation des enfants, les organismes à but non lucratif canadiens ne ménagent pas leurs efforts pour s’assurer que l’enseignement des sciences, de la technologie, de l’ingénierie et des mathématiques (STIM), des disciplines qui demeurent toujours aussi importantes, puisse continuer à être dispensé aux enfants les plus difficiles à atteindre et qui sont souvent ceux qui en ont aussi le plus besoin.

Actua et Parlons science, les principaux organismes canadiens de sensibilisation à l’enseignement des STIM, se concentrent depuis longtemps sur des segments de la population largement sous-représentés dans l’enseignement de ces matières. Ils s’efforcent tout particulièrement d’atteindre les filles, les nouveaux Canadiens, les enfants et les jeunes autochtones, les enfants et les jeunes vivant dans des communautés à risque, ainsi que les enfants et les jeunes vivant dans les régions rurales et isolées du pays.

Actua est une œuvre de bienfaisance nationale qui propose des programmes de sensibilisation à l’enseignement des STIM à plus de 350 000 jeunes Canadiens chaque année. Les activités traditionnelles comprennent des camps d’été, des ateliers en salle de classe, des clubs STIM, la formation des enseignants et la sensibilisation de la communauté. Mais compte tenu des conséquences de la COVID-19 sur la manière dont l’enseignement est dispensé, l’accent est mis désormais sur de nouvelles initiatives.

Actua a soutenu le développement et la mise en place d’ateliers de STIM à distance afin d’offrir aux enfants des programmes importants par le biais d’Internet. L’organisme soutient également le développement et la mise en place de camps d’été STIM en ligne. Enfin, Actua développe, fabrique et distribue des trousses pédagogiques pratiques sur les STIM pour les enfants qui ont peu ou pas accès à la technologie – y compris ceux des communautés autochtones.

« En tant qu’organisme qui contribue à éduquer les innovateurs de demain dans le domaine des STIM, le travail d’Actua est plus pertinent que jamais », a déclaré Jennifer Flanagan, P.-D.G. d’Actua. « Ce type de crise mondiale nous permet de voir plus clairement l’importance de développer la résilience, l’adaptabilité, la créativité et la résolution de problèmes en tant que compétences fondamentales chez les jeunes. »

« La pandémie a touché tous les élèves du pays, mais pas de la même manière », a ajouté Flanagan. « Les jeunes qui vivent dans des communautés rurales et isolées ont moins accès au haut débit et à la technologie. Pour résoudre ce problème, nous avons lancé Actua at Home, une série d’occasions d’apprentissage à distance en ligne et hors ligne dans le domaine des STIM ainsi que des programmes en trousse pour soutenir les jeunes, les parents et les éducateurs en mettant l’accent sur l’engagement des populations de jeunes les plus vulnérables d’un océan à l’autre. »

Parlons science, l’autre grand organisme de sensibilisation aux STIM qui encourage les jeunes Canadiens à poursuivre une carrière dans ces domaines, a réagi aux changements engendrés par la COVID-19 en élaborant et en lançant un projet d’apprentissage à distance appelé Projet Horizon. Cette initiative s’adresse aux élèves de la quatrième à la sixième année, un groupe reconnu comme étant le plus à risque de perdre son intérêt pour les programmes de STIM.

Dans le cadre du Projet Horizon, Parlons sciences distribue des trousses d’apprentissage qui comprennent du matériel pour soutenir l’alphabétisation et l’intérêt pour les STIM, ainsi que les instructions et le matériel requis pour les activités pratiques telles que les jeux et les défis de conception qui utilisent des articles ménagers. Parlons sciences a également créé une bibliothèque de ressources en ligne intitulée « STIM à domicile ».

« Alors que le monde s’adapte pour soutenir l’apprentissage en ligne des élèves, le fossé des inégalités se creuse rapidement. Les enfants qui ont peu ou pas d’accès à des appareils électroniques ou à l’Internet sont laissés pour compte », a déclaré la Dre Bonnie Schmidt, présidente et fondatrice de Parlons sciences. « Nous ne pouvons pas nous permettre de laisser ces enfants à la traîne. Le Projet Horizon vise à envoyer un signal bienveillant aux jeunes vulnérables qui ne sont peut-être pas engagés dans l’apprentissage en ligne, en leur faisant comprendre que nous croyons en eux et que l’apprentissage est la clé de leur avenir. »

Bien entendu, ce programme supplémentaire de sensibilisation aux STIM n’est pas gratuit. Et c’est là qu’interviennent les bailleurs de fonds du milieu des affaires. Des organismes comme la Fondation Toyota Canada ont considérablement augmenté leur soutien à Actua et à Parlons sciences cette année afin d’aider à stimuler les stratégies d’apprentissage à distance et à domicile.

« Alors que l’apprentissage est passé de la salle de classe au domicile, les enfants et les jeunes qui ne disposent pas des outils numériques et des ressources éducatives appropriés sont laissés pour compte, et il devient plus difficile pour les personnes marginalisées de nos communautés de progresser dans le domaine des STIM, car ces groupes sont déjà sous-représentés », a déclaré Leslie Miller, membre du conseil d’administration de la Fondation Toyota Canada. « La Fondation Toyota Canada se concentre sur des programmes qui touchent et soutiennent ces enfants, et nous pensons qu’il est d’une importance vitale de continuer à les impliquer dans des expériences d’enseignement des STIM alors qu’ils s’adaptent à cette nouvelle réalité. »

Dans une interview en ligne enregistrée en direct le 29 mai, le ministre canadien de l’Innovation, des Sciences et du Développement économique, Navdeep Bains, a dit à Jennifer Flanagan, PDG d’Actua, qu’investir dans les STIM, c’est donner du pouvoir aux gens, et notamment aux jeunes Canadiens.

« Les bonnes idées peuvent venir de différentes personnes et de différentes sources. Il ne s’agit pas seulement de se concentrer sur les segments traditionnels de la société », a fait remarquer Bains. « Si nous investissons dans les communautés autochtones, les jeunes, en particulier les jeunes filles et les femmes, qui ont tendance à passer entre les mailles du filet historiquement en matière de sciences, de technologie, d’ingénierie et de mathématiques, nous augmentons le nombre d’opportunités pour générer encore plus d’idées. Et je pense que cela nous rend meilleurs et plus compétitifs. »