UVC Machine_


TORONTO (Ontario), le 24 août 2020 – Pour les professionnels de la santé  en contact avec les patients, l'équipement de protection individuelle (ÉPI) a toujours été important. Mais aujourd'hui, en raison du fort potentiel de contagion du coronavirus à l'origine de la pandémie mondiale, il est indispensable.

Les ÉPI sont désormais utilisés dans l'ensemble de la société. Alors que masques, écrans faciaux et gants étaient jusqu'alors réservés au personnel médical, on les voit maintenant un peu partout. Tout cela a entraîné des difficultés d'approvisionnement et soulevé des questions sur le gaspillage de ces équipements à usage unique.

C'est pourquoi les chercheurs du département de génie chimique et des services de santé de l'université de Waterloo (UW) ont salué le don récent d'un prototype de machine de désinfection des ÉPI, conçu et construit par les ingénieurs de Toyota Motor Manufacturing Canada (TMMC) dans la ville voisine de Cambridge, en Ontario.

« Le développement de nouvelles méthodes efficaces de stérilisation des ÉPI est un moyen de contrôler la propagation de la COVID-19, et nous sommes impatients de poursuivre le développement du prototype de TMMC », a déclaré le Dr Clark Baldwin, directeur médical de l'Université de Waterloo. « Il semble que l'application de ce traitement UV à des fins de stérilisation sera assez sécuritaire, sans résidus, ni substances chimiques, mais qu'elle sera très efficace pour détruire le coronavirus. Je dirais que nous l'examinons sous l'angle des soins de santé, mais les implications vont au-delà. »

La machine de TMMC utilise les rayons ultraviolets C (UVC) - un moyen efficace de stériliser les ÉPI et autres outils. Une chambre réfléchissante est équipée de plusieurs lampes UVC. Les articles contaminés peuvent être chargés sur un râtelier portable sur roues et introduits dans la machine. Une fois la porte verrouillée à l'aide de loquets de sécurité spéciaux, la machine expose les objets aux rayons UVC pendant environ cinq minutes pour les désinfecter.

« Les premiers essais permettront de déterminer les possibilités de modification ou d'amélioration », a déclaré le professeur Bill Anderson du département de génie chimique de l'université de Waterloo, qui dirige les essais du prototype. « Il peut s'agir de modifications des matériaux ou de la disposition des râteliers, pour atteindre des objectifs spécifiques ou s'adapter à certains articles. » 

Les ingénieurs de TMMC ont développé la machine en partenariat avec deux entreprises de la région. Prescientx est spécialisée dans la technologie UVC pour l'industrie médicale, tandis que JMP Solutions est un intégrateur de contrôles avec lequel TMMC entretient une longue relation de travail.

« Lorsque nous avons suspendu les opérations dans nos usines en mars, notre groupe d'ingénierie d'assemblage a été chargé de développer une méthode pour améliorer notre capacité à désinfecter les ÉPI et les outils dans les usines », a déclaré Fred Huard, analyste principal en ingénierie à TMMC.

Lorsque l'équipe a été prête à passer du prototype à la production en série, les usines de TMMC avaient rouvert avec de nouveaux procédures de contrôle des infections plus strictes. Celles-ci se sont avérées très efficaces et il a été décidé que les machines ne seraient plus nécessaires dans l'usine.

« Cela dit, après tous les efforts que nous avions déployés pour créer le prototype, nous avons pensé qu'une autre entreprise pourrait être intéressée à poursuivre son développement », a fait observer Huard.

En décembre 2019, TMMC a investi 2,1 millions de dollars pour lancer le Toyota Engineering Innovation Challenge à l'UW. Ce programme de premier cycle soutiendra une variété d'activités d'étudiants, de recherche et de sensibilisation. Toyota entretient depuis longtemps une relation avec l'UW, ayant fait don de plusieurs véhicules à l'université, et l'UW est une source importante de diplômés en ingénierie, tant pour le programme coopératif TMMC que pour les postes d'ingénieurs de carrière.