Toronto (Ontario), le 14 mars 2018 – La touche humaine est un élément essentiel du processus de développement des véhicules Toyota, en particulier lors des ajustements de la tenue de route, du confort et d’autres aspects sensoriels. Néanmoins, à certains moments du développement, la touche humaine n’est pas toujours la meilleure solution. C’est pourquoi Toyota utilise la technologie des véhicules automatisés pour évaluer ses nouveaux véhicules neufs dans le cadre d’essais de durabilité sur route accidentée.

Effectués sur les véhicules nord-américains de Toyota, ces essais se déroulent au Michigan, sur un parcours spécialement aménagé comportant nids-de-poule, trous et autres défauts placés à des endroits précis sur la chaussée. Ce parcours sert à simuler le traitement subi par un véhicule moyen durant l’ensemble de son cycle de vie, en une seule évaluation extrême.

Autrefois, ce sont les ingénieurs et les techniciens eux-mêmes qui étaient chargés d’effectuer cette nécessaire, mais désagréable épreuve. Le rôle des humains dans cet essai ne consistait pas à évaluer les caractéristiques de tenue de route du véhicule, mais simplement à rouler à diverses vitesses sur un parcours accidenté. Ils devaient répéter cette corvée jour après jour, tour après tour, jusqu’à ce que le véhicule ait accumulé le kilométrage nécessaire.

La présence d’un conducteur humain n’étant pas indispensable, les ingénieurs Toyota se sont dit qu’un système automatisé ferait aussi bien l’affaire. Lorsque la planification des essais de durabilité a commencé sur les prototypes de la toute nouvelle Avalon, Toyota a donc placé un robot au volant. Et si vous voulez tout savoir, l’utilisation du robot a permis d’améliorer la sécurité globale, d’augmenter l’efficacité et de réduire la durée des essais.

Une voiture automatisée hautement perfectionnée

Attention, toutefois, le terme « automatisé » est trompeur. Bien que ce véhicule soit effectivement « autonome », il a été spécialement conçu à des fins d’essai en combinant des ordinateurs, des actionneurs, des leviers, divers appareils mécaniques et une bonne dose de savoir-faire technique. De fait, ce système n’utilise pas les nombreuses fonctions évoluées d’aide à la conduite ou de navigation de l’Avalon, ni les capteurs LIDAR et les caméras qui équipent les véhicules autonomes développés par le Toyota Research Institute (TRI).

« Lorsque l’équipe du développement des performances de véhicules (VPD) a commencé à planifier les essais de l’Avalon 2019, elle a mis au point un système qui adaptait et améliorait la technologie existante pour permettre au véhicule de rouler tout seul sur le circuit », a déclaré l’ingénieur en chef de l’Avalon, Randy Stephens. « Cela a non seulement évité aux ingénieurs et aux techniciens de subir eux-mêmes cette pénible épreuve, cela a aussi permis d’accroître la précision du cycle d’essai. Le système a été éprouvé lors du développement de l’Avalon et nous avons l’intention de l’utiliser lors des futurs cycles de développement de véhicules nord-américains. »

Le principal défi posé aux ingénieurs et aux techniciens n’a pas été de connecter des composants capables de démarrer, de passer les vitesses, de guider et de freiner le véhicule porte-étendard de Toyota à distance pendant l’essai, mais de faire en sorte qu’il suive une trajectoire précise.

« Une fois les composants physiques en place, nous avons commencé à travailler sur le contrôle de la trajectoire par GPS », a expliqué Don Federico, directeur de groupe pour l’équipe VPD de Toyota. « Les systèmes de positionnement global (GPS) qui équipent la plupart des véhicules ont une précision de l’ordre de quatre mètres. Or, pour maintenir la trajectoire de notre voiture d’essai sur la piste étroite et à hautes vitesses, et pour obtenir des résultats précis malgré les secousses provoquées par les nids-de-poule, nous avions besoin d’un système et d’un contrôle d’une précision beaucoup plus pointue. »

Une fois l’infrastructure de navigation achevée, l’équipe VPD a développé un logiciel de contrôle de la trajectoire, permettant au robot de R et D de Toyota de suivre un parcours d’une précision de l’ordre de deux centimètres. L’essai, qui porte sur plusieurs milliers de kilomètres, a été mené et suivi de bout en bout par des ingénieurs et des techniciens installés dans une salle de contrôle voisine, sans que des humains aient eu besoin de prendre place dans le véhicule. Ils ont ainsi pu éviter de subir les conditions exténuantes de l’essai.

Outre l’avantage d’une précision accrue et de mouvements reproductibles, le robot a également permis à l’équipe de prolonger la durée des essais. Avant l’installation du système automatisé, il fallait interrompre les essais toutes les 30 à 40 minutes pour effectuer un changement de pilotes. Avec le robot au volant, les essais n’ont besoin d’être interrompus que pour faire le plein de carburant.

Le robot est utilisé exclusivement au siège social de la recherche et du développement de Toyota au Michigan. À l’avenir, la société envisage toutefois d’explorer de possibles applications du système sur d’autres sites de R et D.

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À propos de Toyota Canada Inc.

Toyota Canada Inc. (TCI) est le distributeur canadien exclusif des véhicules Toyota et Lexus. Toyota a vendu plus de 5 millions de véhicules au pays, par l’entremise d’un réseau de 287 concessionnaires Toyota et Lexus. Toyota s’engage à fournir aux automobilistes canadiens des véhicules réputés pour leur sécurité, leur qualité et leur fiabilité, et à leur offrir un service de qualité. Le siège social de TCI est situé à Toronto et l’entreprise a aussi des bureaux régionaux à Vancouver, Calgary, Montréal et Halifax, et des centres de distribution des pièces à Toronto et Vancouver. Toyota exploite deux usines de production au Canada. Ces usines ont déjà produit plus de 7 millions de véhicules, parmi lesquels des modèles très appréciés des consommateurs canadiens, comme le Toyota RAV4, la Toyota Corolla, et les Lexus RX 350 et RX 450h hybride.

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