17 novembre 2014

Préparé pour :  

Toyota Mirai LLPP
Newport Beach, CA
Lundi 17 novembre 2014
Takeshi Uchiyamada, président du conseil, Toyota Motor Corporation


Merci John, et bonjour à tous.
 
Je suis tellement heureux d'être ici au Balboa Bay Club... mais pas pour les bonnes raisons.
 
Je suis mordu de la voile, et bien sûr un mordu de voitures. 
 
D'un côté de l'hôtel on voit l'océan et de si nombreux superbes bateaux. 
 
De l'autre côté, nous sommes entourés de concessionnaires de voitures exotiques. 
 
Je sais que cette ville est connue depuis des générations sous le nom de... New Porsche-Beach.
 
Mais à en juger par ce que j'ai vu depuis mon arrivée... McLaren-ville serait une meilleure désignation.
 
Je vais commencer par une histoire que bon nombre d'entre vous ont déjà entendu, parce que c'est la raison pour laquelle nous sommes réunis ici aujourd'hui.
 
Au début des années 1990, aux États-Unis on payait l'essence en cents au gallon, pas en dollars au gallon.
 
C'est à ce moment-là que Toyota a pris l'engagement de répondre à la question : à quoi ressemblera la mobilité au siècle prochain?
 
La réponse, ce sont en fait deux réponses, qui se sont jointes pour toujours en empruntant des sentiers similaires.
 
À court et à moyen termes, le futur serait l'hybride à essence-électricité, et tout commencerait avec la Toyota Prius.
 
On m'a personnellement mis au défi de commercialiser la première hybride à essence-électricité au monde consommant deux fois moins d'essence qu'une berline familiale à cinq places de l'époque. 
 
Et on m'a dit que nous devons le faire en 36 mois.
 
Nous avons réussi à respecter ce délai très difficile. 
 
Mais je savais que le séjour qui nous mènerait vers le deuxième sentier ne pourrait pas être exigé.
 
Certains diront... que je n'étais pas assez exigeant.
 
Cependant, je connaissais les défis qui nous attendaient. 
 
C'était une question de science... et cela prendrait du temps... s'il fallait bien faire les choses.
 
Prius signifie « aller devant »... et pendant près de vingt ans, la Prius a balisé le chemin... en démontrant au public acheteur... que le futur en matière de mobilité ferait appel à des moteurs électriques.
 
Mais... « le futur » que la Prius a devancé... sera la voiture dont nous allons parler aujourd'hui... le véhicule électrique... Toyota Mirai à pile à hydrogène.
 
La Toyota Mirai... est une berline intermédiaire à quatre portes.
 
On peut remplir son réservoir dans une station de ravitaillement typique en trois à cinq minutes... chaque plein permet de parcourir environ 500 kilomètres... et on peut accélérer de zéro à cent en 10 secondes environ.
 
Si cela vous fait un peu penser à la Prius, ou à toute autre voiture « normale », vous avez raison. 
 
La différence, bien entendu, c'est que cette voiture n'a pas besoin d'essence et n'a pour seule émission que de la vapeur d'eau.
 
La technologie hybride à essence-électricité de la première Prius a frayé un nouveau sentier qui, selon de nombreux critiques, ne pouvait pas être frayé.  
 
La technologie à pile à hydrogène de la nouvelle Mirai fera la même chose.
 
Alors... pourquoi l'hydrogène? Pourquoi donc nous concentrons-nous tellement sur l'hydrogène... surtout compte tenu qu'on ne peut s'en approvisionner nulle part.
 
Pourtant... nous allons nous pencher sur cette question de plus près... plus tard au cours de la matinée.
 
La réponse simple se trouve au niveau de l'élégant processus qui lie l'oxygène à l'hydrogène... pour créer de l'eau et de l'énergie... et rien de plus.
 
L'hydrogène est l'élément le plus léger du tableau périodique des éléments, et c'est aussi le plus abondant... dans l'univers.
 
Il est facile à trouver, et il existe de nombreux moyens de le produire; le plus couramment avec du gaz naturel, mais plus récemment et plus souvent à l'aide d'éléments renouvelables, comme le vent, l'énergie solaire, l'énergie géothermique et les déchets biologiques.
 
Une fois comprimé, ce gaz possède une densité d'énergie beaucoup plus élevée que les batteries... et il est plus facile à entreposer et à transporter.
 
On l'oublie souvent, mais l'hydrogène est le gaz primaire... dans l'expression bec de gaz.
 
Et depuis le début des années mille huit-cent jusqu'au 20e siècle, des becs de gaz éclairaient bon nombre des rues et routes... et des maisons dans le monde... bien avant l'électricité.
 
De tous les gaz qu'on pouvait utiliser à l'époque, l'hydrogène était jugé le plus facile et le moins cher à produire... et aussi l'un des plus sécuritaires à utiliser.
 
Et il en est de même aujourd'hui. 
 
Par rapport aux batteries de traction, le taux de réduction des coûts des piles à combustible a été rapide... au cours des 10 dernières années.
 
Nous croyons que cette tendance se poursuivra et que les coûts des véhicules à pile à combustible vont baisser plus rapidement que ceux des véhicules électriques à batterie au cours de la prochaine décennie.
 
Dans la nouvelle Mirai, nous considérons le système à pile à combustible Toyota... simplement... comme une meilleure batterie.
 
Sur le plan fonctionnel, le système fonctionne comme une batterie... il est chargé en permanence par l'introduction d'hydrogène et d'oxygène. 
 
Il possède une cathode et une anode, comme une batterie. 
 
L'assemblage de piles à combustible produit de l'électricité sur demande pour alimenter le moteur électrique.
 
Au cours du processus, il transforme environ 10 livres d'hydrogène en environ 10 gallons de vapeur d'eau à zéro émission.
 
Si nous devions construire à l'aide de la technologie actuelle une batterie au lithium capable d'alimenter la Mirai sur une distance de 500 kilomètres, cette batterie serait beaucoup plus grosse et plus lourde que l'assemblage de piles à combustible et que les réservoirs d'hydrogène de la Mirai... et sa recharge prendrait des heures, plutôt que des minutes.
 
La technologie des piles à hydrogène est adaptable. 
 
Nous en utilisons des petites dans nos chariots élévateurs Toyota et de plus grosses dans nos bus Toyota. 
 
Ces piles sont déjà utilisées largement comme génératrices stationnaires, et plus récemment dans l'aviation, au lieu de batteries.
 
L'hydrogène et la technologie des piles à combustible... font changer la donne sur les plans de la société et de l'économie.  
 
L'essence a été le principal carburant pendant les 100 premières années de l'automobile. 
 
Je crois qu'il en sera de même pour l'hydrogène pendant les cent prochaines années.
 
En fait, je crois qu'en tant qu'industrie, nous sommes près de réaliser une société basée sur l'hydrogène, et ce bien au-delà du secteur des transports.
 
Mais cela ne se produira pas du jour au lendemain.  
 
Il a fallu près d'une décennie avant que les ventes d'hybrides Toyota atteignent le million d'unités à l'échelle mondiale. 
 
Seulement sept ans plus tard... nous en avons vendu sept fois autant.
 
Le plus gros problème qui demeure est la mise en place d'une infrastructure de ravitaillement pratique et fiable, bien coordonnée en fonction du volume et de l'emplacement où ont lieu les ventes de véhicules.
 
En fait, le succès ultime de la technologie des piles à combustible dépendra moins du caractère génial de la voiture que de l'expérience de l'utilisateur.
 
Toyota va livrer la marchandise à la fois au niveau de la voiture... et au niveau de l'expérience de l'utilisateur... surtout au cours des premières années difficiles qui suivront le lancement du produit.
 
Cela se fera région par région, basé sur une grande variété de conditions du marché et de règlements gouvernementaux.
 
Par exemple, la Californie – huitième plus importante économie au monde – accélère le financement visant à construire 100 stations de ravitaillement dans les principales régions.
 
Toyota prête déjà son assistance pour la construction de 19 de ces nouvelles stations.
 
Hier soir, M. Lentz a confirmé que Toyota va aussi contribuer pour la construction de 12 stations dans cinq États du Nord-est.
 
En réponse à ces engagements, Toyota va diriger une grande partie du volume de production de la Mirai au cours des quelques premières années... vers la Californie et les régions du Nord-est des États-Unis.
 
 
À mesure qu'émergera ou qu'augmentera la demande de véhicules dans d'autres régions engagées à établir une infrastructure, Toyota y réagira.

En fait, nous croyons que notre volume de production va augmenter régulièrement pour passer d'environ sept cent en 2015 à des dizaines de milliers au cours des années 2020.
 
D'ici ce temps-là, nous croyons que l'infrastructure des stations de ravitaillement aura atteint une croissance viable comme modèle commercial.
 
Les ventes de la Mirai débuteront dans environ un mois au Japon.
 
L'Europe et l'Amérique du Nord suivront plus tard l'an prochain. 

Bientôt, une petite chaîne de montage de notre usine Motomachi de Toyota City produira la première Mirai.
 
Et par la suite, les pièces du casse-tête... commenceront à être réunies... pour prendre un jour la forme et la fonction d'une véritable société à l'hydrogène. 
 
Pendant plus de 20 ans, la Mirai a été un rêve... qui sera bientôt une réalité.
 
Je n'ai pas l'autorisation de dévoiler leur nombre, mais je peux vous dire que de nombreuses personnes brillantes ont passé la plus grande partie de leur carrière chez Toyota à travailler sur la recherche et le développement des piles à combustible, et ces personnes ont hâte de voir le lancement de la Mirai.
 
Elles croient que l'hydrogène sera le carburant du prochain siècle et que la Mirai – « le futur », en est le début. 
 
Merci. 

 

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