Une collaboration avec le MIT Media Lab et d’autres partenaires favorise la création d’outils logiciels libres

Une chaîne de blocs aide à partager en toute sécurité les données d’essais de conduite et de véhicules autonomes, à gérer les transactions de covoiturage et d’autopartage, et à enregistrer les données d’utilisation des véhicules

 

NEW YORK, le 22 mai 2017. – Le Toyota Research Institute (TRI) a annoncé aujourd’hui qu’il explore la technologie des chaînes de blocs et des registres distribués (BC pour « blockchain » et DL pour « distributed ledger ») pour favoriser la mise au point d’un nouvel écosystème de mobilité qui pourrait accélérer le développement des technologies de conduite autonome. Le TRI collabore avec le MIT Media Lab (MIT ML) et d’autres partenaires de l’industrie pour favoriser la création d’un environnement numérique qui permettrait aux utilisateurs commerciaux et privés de partager en toute sécurité les données d’essais de conduite et de véhicules autonomes, de gérer les transactions de covoiturage et d’autopartage, et d’enregistrer les données d’utilisation des véhicules pouvant servir à établir les primes d’assurance.

 

La technologie des chaînes de blocs transmet l’information sur un réseau d’ordinateurs indépendants, désigné registre distribué, dont le but est de sécuriser les transactions et de protéger les attributs du droit de propriété des données/biens. TRI est d’avis que les chaînes de blocs pourraient encourager la transparence et la confiance chez les utilisateurs, réduire les risques de fraude, et réduire ou éliminer les frais de transaction, notamment les frais ou suppléments imposés par des entités indépendantes.

 

« Il faudra peut-être des centaines de milliards de milles de données de conduite par des humains pour mettre au point des véhicules autonomes sécuritaires et fiables », a déclaré Chris Ballinger, directeur gestionnaire des services de mobilité et directeur financier du TRI. « Les chaînes de blocs et les registres distribués pourraient permettre de regrouper les données en provenance des propriétaires de véhicules, des gestionnaires de parcs et des constructeurs pour atteindre ce but plus rapidement, ce qui nous permettrait d’exploiter la sécurité, l’efficacité et la commodité qu’offre la conduite autonome. »

 

Grâce à l’emploi d’outils logiciels libres, le TRI est en train de créer un consortium d’utilisateurs et espère ainsi stimuler l’adoption plus rapide des chaînes de blocs par d’autres sociétés qui mettent au point des véhicules autonomes et fournissent des services de mobilité. Le TRI invite les partenaires présents et futurs à collaborer en vue du développement des applications faisant appel aux technologies BC/DL dans les données et les services liés aux véhicules.

 

Outre le MIT ML, le TRI collabore avec plusieurs partenaires de l’industrie pour mettre au point des applications et des validations de principe dans trois domaines du nouvel écosystème de mobilité : le partage des données de conduite/d’essai, les transactions de covoiturage/d’autopartage, et l’assurance fondée sur les données d’utilisation.

 

Partage des données de conduite/d’essai : la technologie des chaînes de blocs pourrait permettre aux sociétés et aux individus de partager en toute sécurité et de monétiser leurs données de conduite et d’accéder aux données contribuées par d’autres utilisateurs au sein d’un marché sécurisé. Cette approche se fonde sur une initiative semblable de chaînes de blocs pour créer des droits de propriété numérique dans l’industrie de la musique, une initiative désignée Open Music Initiative. Grâce à leurs capteurs embarqués, les véhicules modernes sont de mieux en mieux informés de leur environnement et sont de plus en plus connectés via l’infonuagique, l’infrastructure routière et d’autres véhicules, desquels on peut extraire d’énormes quantités de données utiles. Les technologies BC/DL peuvent créer la possibilité de partager les données d’essais de conduite/d’autonomie dans un environnement qui préserve le droit de propriété des données du créateur.

 

Transactions de covoiturage/d’autopartage : des outils basés sur les technologies BC/DL ont le potentiel d’habiliter les propriétaires de véhicules de monétiser leurs biens en vendant des services de covoiturage, un espace de transport ou même l’utilisation du véhicule lui-même. Les chaînes de blocs peuvent emmagasiner des données au sujet de l’utilisation du véhicule et l’information au sujet du propriétaire, des conducteurs et des passagers. Ce profil peut aider à valider un « contrat intelligent » entre deux parties, en plus de gérer les paiements de services entre ces parties sans l’aide d’un intermédiaire financier, ce qui permet d’économiser sur les suppléments normalement facturés pour ce type de transaction. Le système peut aussi assurer la connectivité aux fonctions du véhicule pour permettre le verrouillage/déverrouillage des portières et le démarrage/l’arrêt du moteur.

Assurance fondée sur les données d’utilisation : les chaînes de blocs peuvent aussi permettre aux propriétaires de véhicules de faire des économies sur leurs primes d’assurance. Grâce aux capteurs du véhicule qui recueillent les données de conduite et les enregistrent dans la chaîne de blocs, les propriétaires de véhicules pourraient être admissibles à des primes d’assurance réduites en présentant à leur assureur une plus grande transparence afin de réduire la fraude et en leur donnant accès aux données de conduite pour mesurer les habitudes de conduite sécuritaire.

 

« Je suis ravie que Toyota soit le fer de lance de cette initiative, qui utilise la technologie des chaînes de blocs afin de créer une plateforme libre grâce à laquelle les utilisateurs pourront contrôler leurs données de conduite », a affirmé Neha Narula, directrice gestionnaire du département Digital Currency Initiative du MIT Media Lab. « Nous espérons que d’autres intervenants de l’industrie joindront leurs efforts à cette initiative pour faire des véhicules autonomes sécuritaires et fiables une réalité encore plus plausible. »

 

Parmi les partenaires du TRI, citons : BigchainDB, une société basée à Berlin qui assurera l’échange de données pour le partage des données d’essais de conduite et des véhicules autonomes; Oaken Innovations, une société basée à Dallas et à Toronto qui développe une application de partage de données intervéhicules de poste à poste, d’accès aux véhicules et de paiements au moyen d’un nouveau jeton de mobilité; Commuterz, une entreprise en démarrage d’Israël qui collabore avec le TRI pour la création d’une solution de covoiturage de poste à poste; Gem, une coentreprise de Toyota de Los Angeles qui collabore avec Toyota Insurance Management Solutions (TIMS) – une compagnie d’assurance de télématique – et Aioi Nissay Dowa Insurance Services pour l’élaboration d’une plateforme d’assurance fondée sur les données d’utilisation. Chaque partenaire possède de l’expérience dans son marché spécifique ou dans son secteur de recherche.

 

Le TRI et ses partenaires ont annoncé le nouveau fil de recherche aujourd’hui au Consensus 2017, un sommet renommé sur les technologies de chaînes de blocs présenté à New York.

 

À propos du Toyota Research Institute
 
Le Toyota Research Institute est une filiale en propriété exclusive de Toyota Motor North America sous la direction du Dr Gill Pratt. Cette entreprise a été créée en 2015 dans le but de renforcer la structure de recherche de Toyota. Elle exerce quatre mandats initiaux : 1) améliorer la sécurité des véhicules automobiles; 2) augmenter l’accès aux voitures pour les personnes qui autrement ne pourraient pas conduire; 3) exploiter l’expertise de Toyota dans le secteur des produits de mobilité extérieure afin de créer des produits de mobilité intérieure; et 4) accélérer la découverte scientifique en appliquant les techniques d’intelligence artificielle et l’apprentissage-machine. Le TRI est basé aux États-Unis et a des bureaux à Los Altos, en Californie, à Cambridge, au Massachusetts, et à Ann Arbor, au Michigan. Pour de plus amples renseignements sur le TRI, veuillez visiter le www.tri.global.